Alice aux pays de l'Ipad

Véritable petite révolution, le règne de l’Ipad est lancé depuis quelques semaines. La sortie de cet appareil multifonctions connait une multitude de développement d’applications pour le plus grand bonheur de l’édition numérique.

En effet, la société et start-up Atomic Antelope a créé une application spécifiquement pour l’Ipad d’Alice aux Pays des merveilles. Le texte est la version numérisée du livre de Lewis Caroll, illustré par John Tenniel en 1865.

Alors simple numérisation ou création numérique? Même si le texte est considéré comme une numérisation du livre papier (à savoir la mise au format numérique du texte papier), il est clair que l’on peut appeler cette création : édition électronique.

L’idée est de rendre donc ce texte original en une application ludique et dynamique pour le lecteur, en utilisant les possibilités d’un appareil comme l’Ipad. Ainsi le lecteur parcourt le texte alimenté de dessins avec des objets qui se promènent le long de l’écran, et les dessins s’animent selon la rotation de l’écran, ou encore Alice grandit et rapetisse tout au long de l’histoire.

La lecture ne devient ainsi plus figée, mais en mouvance autour de l’univers de l’histoire. Le site 01.net explique que le parcours de lecture change à chaque démarrage de l’application: les animations ne seront ainsi plus les mêmes lors de votre deuxième lecture.

C’est un excellent exemple des possibilités du livre numérique pour son évolution: un livre qui prend une dimension nouvelle et qui ouvre d’autres horizons pour s’évader et garder l’attention de son lecteur. L’expérience de lecture devient ainsi multiple, et pourrait le devenir encore plus si ajouté à cela, on trouvait par exemple des hyperliens qui nous embarqueraient dans un autre univers, nous agrippant dans l’histoire comme jamais et le tout développerait ainsi un système de narration complexe.

L’Ipad qui au début avait rendu sceptique ACDL pour son utilité, est finalement l’appareil qui semble bousculer le plus l’édition numérique et qui offre beaucoup de possibilités à des idées qui ne trouvaient pas leur support jusqu’à présent.

Voici la vidéo qui montre ce que donne l’application réellement sur l’Ipad:

5 thoughts on “Alice aux pays de l'Ipad

  1. Hum… je reste sceptique. On ne peut pas nier que l’IPad apporte une plus-value au livre, ou du moins à l’activité de lecture. Ceci dit, les hyperliens intégrés au texte… N’ayant pas essayé, je ne jugerai pas du bon ou du mauvais de la chose, mais je demande à voir.
    Par contre, l’interaction et la personnalisation de l’histoire à chaque lecture, ça c’est du programme. À suivre donc. Merci :)

  2. Bonjour Valérie.
    Certes c’est intéressant d’aller de ci de là comme un papillon. Mais que reste-t-il du texte lui-même ? on va zapper et zapper et zapper. Déjà qu’on a de plus en plus de mal à faire lire les gens – les djeun’s – voir la mise en page totalement anecdotique des magazines, y compris pour « adultes ». il va falloir s’interroger, on plus sur le support (c’est déjà trop tard) mais SUR L’ECRITURE elle-même ! Qu’en pensez-vous ?

  3. Bonjour Monsieur Bucherer,

    En effet, il faut se questionner sur l’écriture, qui ne doit pas devenir un second plan par rapport aux animations ou « enrichissements » ajoutés. Je pense qu’en mettant au point ces livres enrichis, il faut réfléchir à comment mettre en valeur le texte. Pour ma part, je pense que ces animations doivent servir à compléter le texte et non pas à gêner la lecture, d’où la nécessité d’un dosage lors de la création de ces livres enrichis.
    Par contre, ces enrichissements peuvent être très intéressants pour des livres numériques de carnets de voyage, bd, albums jeunesse etc où l’image est tout aussi importante que le texte et n’est pas utilisée pour illustrer mais pour raconter aussi une histoire.

  4. la question est : l’écriture a pour « principe » (!) de ne pas montrer, mais d’évoquer, l’imagination du lecteur faisant le reste. Si tout est montré, avec foultitude d’illustrations… pourquoi ne pas aller directement au cinéma (ou à la vidéo) ? D’accord pour un « documentaire », comme vous dites (mais on se disperse vite). Mais pour un roman, je crains, je crains… Je m’imagine en train de lire une aventure enrichie.. Ben ça va être fatiguant de suivre une intrigue ! En revanche, quel pied pour un livre dont on est le héros, de pouvoir choisir le déroulement qu’on veut, selon son humeur. Et imaginons un roman dont on choisit les personnages… un polar où on tue qui on veut – ou pas… plusieurs livres dans un seul. Et plus jamais de « t’as bien aimé la fin ? » puisque chacun aurait la sienne !

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