Quand l'ebook devient un argument pour une impression papier

Victorine Lieske, auteur américaine d’un premier roman sentimental intitulé « Not What She Seems », s’est tournée vers l’auto-édition en 2010 afin de publier son roman sur le Kindle, les maisons traditionnelles refusant de publier son livre.

Le fait d’avoir publié sur le Kindle lui a permis de vendre 600 ebooks en deux mois, et d’avoir des demandes d’une version papier de son roman. L’auteur a donc pris la décision de publier son livre en version papier sur une plateforme d’auto-édition nommée CreateSpace.

Cependant, le monde éditorial fonctionnant différemment aux USA, l’important pour diffuser son livre reste l’agent. Ainsi, afin d’offrir une meilleure diffusion et distribution de son livre, l’auteur travail avec l’agence Movable Type Literary Group. Aujourd’hui, Not What She Seems s’est vendu à plus de 100 000 exemplaires, et l’agence souhaite vendre le livre à une maison d’édition traditionnelle, car selon elle, relancer une version papier et numérique dans les prochains mois donnerait l’opportunité d’être diffusé largement et de connaître un grand succès.

L’agence rappelle que malgré une hausse considérable de la vente des ebooks en général, les lecteurs sont toujours autant attachés au livre papier, qui reste le moyen de lecture le plus utilisé.

Ce qui ressemble à une success story pour Victorine Lieske, est aussi un moyen pour des éditeurs traditionnels de ne prendre absolument aucun risque dans la publication d’un ouvrage auto-publié qui se vend déjà… Quel est le rôle de l’éditeur dans tout ça? Le travail éditorial étant déjà fait, l’éditeur offre ici un réseau de distribution plus large et une meilleure visibilité et se positionne plus en promoteur qu’en éditeur à proprement parler.

Alors l’ebook est-il aussi un outil marketing qui sert le livre papier?

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