Deal entre Google et les éditeurs américains sur la vente de livres en ligne

Il y a quatre ans, Google avait commencé à scanner et à télécharger des livres. Cependant contrairement dans certains pays où il scannait des livres sans copyright, aux États-Unis, Google mettait en ligne des livres qui ne s’imprimaient plus, ce qui déclencha la colère de bon nombre d’éditeurs et d’auteurs américains.

Il y a trois ans, l’association des éditeurs et des auteurs: The Association Guild et The Association of American Publishers, ont porté plainte contre Google Book Search, demandant une compensation financière de 60 dollars par livre et s’élevant donc à plus de 90 millions de dollars de dédommagements.

Après 2 ans de négociations tendues, hier le jugement est tombé, les éditeurs et Google sont tombés d’accord: Google et l’industrie de l’édition américaine vont travailler ensemble, ce qui va certainement modifier le paysage éditorial, et bientôt les internautes pourront choisir et acheter des millions de titres, pour la plupart qui ne sont plus imprimés, ou les lire pages par pages.

Les trois concernés, se sont exprimés en disant que c’était un grand pas pour l’édition électronique et certains comparent ce marché au logiciel Itunes qui a révolutionné l’industrie de la musique. Évidemment, Google a payé 125 millions de dollars pour ce marché, ce qui selon eux, va permettre de créer une bibliothèque en ligne avec des millions de titres accessibles.

Comment cela va se gérer? Apparemment, une fois sur Google Book Search, les internautes pourront lire des extraits de livres et auront la possibilité d’acheter le reste. Les coûts de téléchargement ne sont pas encore clairs mais une organisation sera mise en place (The Book Rights Registry) pour prélever de l’argent à Google sur les ventes (qui prend tout de même 37%) et la somme prélevée sera reversée aux éditeurs et aux auteurs.

Pour commencer, ce nouveau fonctionnement ciblera les universités et les organisations qui paieront des suscriptions. Mais le marché concernera aussi les consommateurs ordinaires qui auront accès aux 7 millions de livres scannés. Pour la plupart des auteurs et des éditeurs, ce n’est que du positif car ils se sentent reconnus et impliqués quand les livres deviennent numériques.

De plus selon les éditeurs, une nouvelle source de revenus se dessine avec ce qu’ils appellent « le façonnage d’un contenu de livre ». C’est à dire que si un internaute recherche des informations sur un sujet précis, et qu’il y a plusieurs livres sur ce sujet, mais seulement que quelques chapitres qui en parlent, il pourra payer seulement les chapitres dont il a besoin.

Pour que ce marché s’applique dans d’autres pays, Google veut travailler avec les gouvernements et les organisations.

source: The Guardian

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