L'heure de gloire de l'impression à la demande

Aux Etats-Unis, il semblerait que les titres à la demande aient supplanté les nouveautés ou réédition éditées traditionnellement en termes de nombre d’exemplaires. En effet, le chiffre est considérable: l’impression à la demande aurait augmenté de 132% en 2008.

Cette méthode de publication est utilisée principalement par les auto-éditeurs et les éditeurs numériques. Kelly Gallagher, qui travaille chez Bowker, explique que le déclin des livres traditionnels reflète la difficulté économique actuelle mais surtout la décision des éditeurs de devenir malins et stratèges avec les titres publiés l’année dernière.

Si l’on regarde les chiffres de plus près, on peut constater que l’édition a réellement subit les problèmes économiques. Par exemple, le nombre d’exemplaires de  livres de voyages a baissé de 15%, qui s’explique par les déplacements moins fréquents des américains. Quant au nombre d’exemplaires de livres de fiction, il a baissé de 11%, et la religion n’y échappe pas non plus, avec un déclin de 14%. Les seuls secteurs qui ont bénéficié d’une hausse, sont ceux de l’éducation et des livres de business, avec une croissance de 33% et 14% respectivement.

Depuis 2002, la production à la demande a augmenté au total de 774% par rapport à un petit 126% pour l’édition traditionnelle. Bien évidemment, cette évolution est aussi due à la grande amélioration de la technologie de l’impression à la demande, et fait même partie de la contribution majeure de cette hausse.

Les Etats-Unis ont un paysage éditorial qui se transforme d’une rapidité impressionnante par rapport à celui que nous avons en France, mais il nous permet d’appréhender ces nouveautés avec plus de distance.

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