Ces poètes intemporels #2

ACDL a décidé de vous faire (re)découvrir de grands poètes dont on ne se lasse jamais et vous propose de vous faire bercer par leurs mots qui deviennent mélodie, le temps d’un article.

Après quelques jours de repos, ACDL est de retour et vous fait partager aujourd’hui un poème de Paul Verlaine. Né en 1844 à Metz, sa vie est pleine d’incertitude et de contradictions. Au rang des poètes maudits, il connut la misère, l’hopital et la prison. Il est jeté hors de la voie régulière par son besoin maladif d’indépendance et d’aventure. Marié en 1870 de courte durée, il aura une liaison avec le poète Rimbaud, jaloux de le perdre lui tirera dessus et ainsi ira en prison. Son oeuvre représente sa conscience torturée, et vivant dans l’excés il mourut en 1896.

Chanson d’Automne

Les sanglots longs

Des violons

..De l’automne

Blessent mon coeur

D’une langueur

..Monotone.

.

Tout suffoquant

Et blême quand

..Sonne l’heure,

Je me souviens

Des jours anciens

..Et je pleure;

.

Et je m’en vais

Au vent mauvais

..Qui m’emporte,

De çà, de là,

Pareil à la

..Feuille morte.

Poème de la série des Poèmes saturniens. La mélancolie stagne sur l’ensemble du poème, et Verlaine s’abandonne à sa tristesse.

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