Critique: Little Bird, Craig Johnson

Appelez-le bourru ou nature, ici c’est pareil. Quand on vit dans une caravane bancale et qu’on a que de soi à s’occuper le comportement est rude et la vie va avec. Pour le shérif de cette petite ville, les enquêtes se résument à savoir où est passé le chat de la voisine ou qui est le gars bourré qui a embouti le lampadaire. Lorsque sa radio lui crache qu’on a trouvé un mort dans sa juridiction, il se demande d’abord dans quelle cuite son adjoint est allé se fourrer.

Ce livre est comme un bon repas : il passe tout seul. On ne sait pas s’il faut savourer ou dévorer cette intrigue. De quoi se demander pourquoi la polémique sur l’univers urbain ou rural du roman policier existe. Pourquoi certains sont tant persuadés que le polar n’est dans son élément que lorsqu’il est à la ville? Une intrigue qui fonctionne aussi bien remet en cause l’idée que le roman policier est urbain… Non?

Mathilde

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *