La Chick Lit: nouveau tournant éditorial (et économique)

Selon un article du journal The Guardian, il semblerait que la littérature pour fille ou plutôt la Chick Lit (désignant les romans écrits  par les femmes pour les femmes), soit à un tournant éditorial, en proposant dorénavant des personnages de femmes plus réalistes qu’ils ne l’étaient auparavant.

La journaliste, Amelia Hill, explique que jusqu’à aujourd’hui, la « littérature pour fille » relayait des scénarios plus que répétitifs avec le stéréotype de la femme obsédée par son poids, qui se plaint en buvant du Chardonnay, une cigarette au bec, et qui couche avec son patron.

Cependant, un livre, publié prochainement chez Little Brown aux États-Unis, marque la rupture de tous ces clichés, en s’appuyant sur une histoire beaucoup plus proche de la réalité. The Pissed Off Parents Club (le club des parents gavés pour la traduction sommaire), « est un genre nouveau de la Chick Lit, et apporte une bouffée d’air pur » explique son auteur, Mink Elliott, « ces livres mènent la révolution vers une perception plus réaliste de l’image de la femme réelle dans la littérature dite ‘facile-à-lire‘ ».

Mink Elliott n’est pas le seule auteur à s’être lancé dans cette nouvelle vision de la Chick Lit. Julia Llewellyn, auteur de Love Nest, qui sera publié prochainement chez Penguin explique que  » c’est l’accomplissement d’un désir classique : les lecteurs veulent lire des livres sur des femmes qui apprennent à s’aimer malgré leur poids, parce qu’alors, ils n’ont pas à traverser ce monde empoisonnant où il faut être au régime. Il y a un grand marché de gens qui veulent entendre ce message« .

Mari Evans, commerciale chez Penguin, oppose ce nouveau genre de Chick Lit à Bridget Jones: « Bridget Jones était l’archétype des femmes qui utilisent leur poids comme une excuse pour ne pas profiter pleinement de l’existence. Mais c’est un nouveau tournant que prend ce genre, dans ce nouveau monde de la Chick Lit, les femmes se rendent compte que la perte de poids et le fait d’être au régime ne sont pas les voies qui mènent au bonheur. »

Pour ACDL, ce qui ressort de cet article, plus que ce-que-les-femmes-attendent-de-la-Chick-Lit, c’est que le marché éditorial pour ce genre de livres est vaste, et qu’il faut bien relancer la machine, quand on remarque qu’elle s’essoufle. Alors medames, si l’on nous propose ce genre de littérature, c’est parce que l’intérêt et l’impact économique est important, le tout déguisé sous une psychologie de bas étage.

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