Lectures sur Mme de Pompadour

ACDL a décidé de construire une nouvelle série d’articles sur des personnages historiques et sur les livres que l’on peut trouver à leur sujet.

Mme de Pompadour (1721-1764), favorite du roi Louis XV prend une place importante à la cour. En effet, logée à Versailles au dessus de l’appartement du roi, elle acquiert aussi de sa part le domaine de Pompadour. La cour lui fait un accueil mitigé car elle est considérée comme une parvenue, issue de la bourgeoisie et non pas de la noblesse

Madame de Pompadour, Evelyne Lever (poche) 2003

Mme de Pompadour tient une place très particulière dans l’histoire des grandes favorites : c’est tout à la fois une amoureuse et une femme de pouvoir dont le  » règne  » a duré vingt ans. Belle, intelligente, cultivée, douée d’une rare énergie, elle séduit un monarque profondément dépressif et parvient toujours à l’arracher à sa mélancolie. Mais elle comprend très vite que pour durer, son ascendant doit peu à peu s’exercer sur l’esprit du roi plutôt que sur ses sens. Moins elle est traitée en amante, plus elle agit en souveraine : elle fait et défait les ministres, conseille les ambassadeurs, correspond avec les généraux et tient, avant la lettre, le rôle de ministre de la Culture. En ce milieu du XVIIIe siècle où la prééminence mondiale de la France est en jeu, Mme de Pompadour, l’  » amie nécessaire :  » de Louis XV, connaît le destin extraordinaire d’une maîtresse qui ferait office d’épouse, de ministre et de thérapeute.

Madame Pompadour ou le pouvoir féminin, Danielle Gallet-Guerne (Fayard) 2008

Légèreté, ambition, avidité, ces traits légendaires des favorites royales s’effacent devant la qualité des liens qui ont uni à Louis XV, Mme de Pompadour. Créature harmonieuse, énergique et chaleureuse, elle n’a vécu que pour le roi et l’a aidé à vivre. Pendant près de vingt ans (1745-1764), elle a partagé avec lui le souci des affaires. Le récit de son ascension et de sa faveur se confond avec l’histoire de son temps, avec la crise de l’Ancien Régime. Autour d’elle ont gravité ministres, généraux, diplomates, artistes, écrivains, financiers qui l’avaient hissée au pouvoir et qu’elle soutenait à son tour. Elle a charmé par ses talents la Cour de France, qui donnait le ton à l’Europe. Douée d’une aisance souveraine, elle a offert un modèle à la beauté féminine, influé sur l’art de vivre, la civilité, la sensibilité, l’amour. Mme de Pompadour a exercé par délégation le ministère des beaux-arts, confié successivement à son oncle et à son frère. Elle a fait construire ou aménagé une vingtaine de résidences, inspiré le mouvement artistique et l’effort créateur en un temps où les arts décoratifs parvenaient à leur point de perfection. Sa vie quotidienne permet d’évoquer les humbles et fait entendre les échos de la France profonde. La mort de sa fille unique la rappelle aux exigences de l’au-delà, donnant à sa personnalité une dimension spirituelle, une gravité inattendue. Elle meurt à quarante-trois ans, après avoir intensément et dangereusement vécu. Pour notre temps, Mme de Pompadour reste un symbole de grâce, d’esprit et d’élégance capable d’enchanter le rêve des hommes. Philologue et historienne, Danielle Gallet a consacré des travaux à l’humanisme à la Cour de Bourgogne, au passé du protestantisme et aux institutions monarchiques de l’Ancien Régime. Elle est la soeur du poète et traducteur Armel Guerne et l’épouse de l’historien de l’art Michel Gallet. Danielle Gallet est conservateur aux Archives nationales.

Madame de Pompadour: Marquise des lumières, Martial Debriffe (Les 3 orangers) 2008

Février 1745. Jeanne-Antoinette Le Normant d’Étioles est présentée au Roi Louis XV au cours d’un bal masqué organisé à l’occasion du mariage du Dauphin Louis-Ferdinand avec l’infante Marie-Thérèse d’Espagne. Sa beauté, sa jeunesse (elle a 24 ans) et son esprit enflamment le monarque dont elle devient bientôt la favorite. Début d’une passion sans réserve, indifférente à la réprobation du Clergé et de la Cour, qui se prolongera avec autant de force dans l’amitié et la tendresse. Intelligente, curieuse et passionnée par les Arts dont elle se fit la protectrice – combien de peintres, de sculpteurs et d’écrivains lui furent redevables ! – Madame de Pompadour s’impose alors comme l’une des figures majeures du Siècle des Lumières. Dans un style empreint de l’esthétisme et de la sensualité de l’époque, Martial Debriffe brosse le portrait intime et novateur de cette grande Dame dont l’influence, bien plus que l’action politique souterraine, fut déterminante. Et qui demeure à jamais la figure emblématique de l’aristocratie du XVIIIe siècle.

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