Les éditeurs déterrent les best-sellers des tombes littéraires

Phénomène qui a pris de l’ampleur depuis quelques temps aux États-Unis, les éditeurs américains publient des œuvres majeures d’auteurs morts. Ces œuvres sont souvent des inédites découvertes il y a peu, ou encore des travaux retravaillés.

Parmi les auteurs publiés récemment, on trouve Mark Twain, Vladimir Nabokov, Graham Greene, JRR Tolkien, Mary Shelley, et Ernest Hemingway. L’œuvre de Graham Greene est une découverte totale : une nouvelle qui n’a pas été terminée, intitulée The Empty Chair. La nouvelle paraîtra sous forme de séries dans un magazine littéraire nommé Stand. Quant à la fameuse nouvelle de Nabokov, The Original of Laura, elle a été rachetée par le magazine Playboy…

De tels noms offrent aux éditeurs la perspective d’une publicité gratuite et une base de lecteurs déjà acquise. Il y a cependant, d’autres travaux plus complexes. Par exemple, le nouvel Hemingway est une édition revue des mémoires de la jeunesse de l’auteur à Paris. La première édition avait été éditée après sa mort, par sa quatrième femme. La dernière version qui comporte des parties ajoutées, déplacées ou enlevées, a été confectionnée par le petit-fils de Hemingway: Sean Hemingway.

Le magazine Strand avait aussi auparavant publié des travaux inédits, dont ceux de Mark Twain. Cependant, cela pose certains problèmes, la nouvelle de Greene par exemple n’est pas finie, ce qui est vraiment dommage car c’est une nouvelle policière, avec un meurtre, et la chute n’est pas connue. Andrew Gulli, l’éditeur de Strand voudrait demander aux lecteurs de terminer le dernier chapitre  Évidemment il précise que si ces fins ne sont pas d’une grande qualité, aucune ne serait publiée.

Tout le monde n’est pas du même avis. En effet, plusieurs critiques ne font pas l’éloge de la nouvelle de Greene et insistent sur le fait que cette nouvelle n’est pas finie car elle n’est pas d’une grande qualité. Pareil, pour Nabokov, il voulait que The Original of Laura soit brûlée, et il avait sûrement ses raisons.

Certains spécialistes argumentent que les éditeurs ne cherchent pas la grande qualité en ressuscitant des oeuvres d’auteurs morts. Ces nouvelles pièces serviront à compléter ce que l’on connait de ces grands noms de la littérature.

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