Pas de Nobel de littérature pour les Américains

Depuis quelque jours, les américains fulminent et ils ont de quoi. En effet, le secrétaire permanent du Jury des prix Nobel, Horace Engdahl s’est exprimé sur ce qu’il pensait de la littérature américaine. Pour lui « la littérature est puissante dans toutes les grandes cultures, mais il est indéniable que l’Europe reste le centre du monde littéraire et pas les USA »

Cette pensée a toujours été défendue par beaucoup de personnalités littéraires, et encore plus quand les écrivains américains ont voulus se détacher justement de la culture européenne, et créer leur propre genre. C’est grâce à cela que nous avons pu lire Hemingway, Faulkner et les autres.

Ce que reproche le secrétaire aux Etats-Unis est « qu’ils ne traduisent pas assez et qu’ils ne participent pas au dialogue de la littérature… Cette ignorance est restrictive ». Il est vrai que les américains traduisent beaucoup moins que les anglais par exemple, mais cela ne veut pas dire que leur talent ne doit pas être reconnu, quand il y en a.

Evidement, cela a sucsité beaucoup de réactions de la part des personnalités de la littérature américaine. Certains pensent qu’ Horace Engdahl n’a pas beaucoup lu de littérature américaine à part les courants dominants, quand d’autres sont plus virulents comme David Remnick, qui précise que de toute façon il n’ a jamais été capable de repérer de la bonne littérature en référence à Nabokov ou Joyce.

Dans tous les cas, il est dommage que le secrétaire ait eu de tels propos, car on sent bien qu’il y a des préjugés sur la littérature américaine, et en pensant de tel façon, on passera sûrement à côté de belles lectures. A suivre.

One thought on “Pas de Nobel de littérature pour les Américains

  1. Cette analyse me laisse sans voix.
    Qu’Horace Engdahl ait une dent contre l’attitude des auteurs américains, ou des éditeurs qui ne traduisent pas beaucoup, c’est possible.
    Mais pour le reste…
    Dire que la littérature américaine ne serait pas « puissante » comme la littérature européenne, c’est oublier notamment Hemingway, Faulkner, Steinbeck, Truman Capote et – mon préféré des Américains- Tennessee Williams…

    Et Philip Roth, et Paul Auster…
    Je ne suis pas une spécialiste, mais la spécificité de la littérature américaine, me touche, parce qu’elle est culturelle.
    En tous cas, merci pour cet article, on en apprend tous les jours sur l’étroitesse d’esprit de ceux qui prétendent distribuer des bons points au monde entier.

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