Quand Amazon fait une gaffe avec le Kindle

Depuis quelques jours, vous avez sûrement entendu parler de l’affaire concernant Amazon et son reader le Kindle.

En effet, le Géant du livre a supprimé, à distance, des versions numériques de certains ouvrages sur les Kindle de leurs clients. C’est le journaliste David Pogue qui a révélé cette information sur son blog. Ce qui a fait autant de bruit, c’est le fait que les œuvres qui ont été supprimées ne sont autres que « 1984 » et « La Ferme des animaux » de George Orwell.

Les lecteurs se sont donc forcement posés la question de la « big-brotherisation » d’Amazon, et si tout simplement il se permettait sans aucuns motifs de supprimer n’importe quel documents.

La réponse est venue sans tarder, le libraire numérique a affirmé que ces œuvres avaient été supprimées car juridiquement elles étaient illégales. L’éditeur n’avait pas les droits de reproduction, mais avait quand même mis les textes en format numérique. Les lecteurs ayant acheté ces œuvres ont été remboursés, et fin de l’histoire pour Amazon.

Cependant ce genre « d’action’ suscite des questions . Tout d’abord Jerry L. Roger, explique qu’en agissant de la sorte, Amazon s’est attaqué à sa « propriété privée » et en effet c’est le cas. A partir du moment où l’on paye un produit pour l’obtenir, l’objet appartient à l’acheteur. Mais il n’y a pas que ce problème de propriété; un exemple concret est celui d’un étudiant de Détroit, raconte Libération, qui avait fait des annotations (comme le permet le Kindle) sur une des œuvres, (annotations qui représentaient un certain temps de travail et qui lui étaient nécessaires); toutes les annotations ont été supprimées en même temps que les œuvres numériques, de quoi râler!

De plus, cela remet en cause le droit d’auteur numérique, comment ce genre de problème peut-il arriver? Et comment se fait-il qu’Amazon ne se soit pas renseigné avant de commercialiser ces œuvres?

Tout cela pour dire, que nous ne sommes pas encore dans un système qui fonctionne bien. Le numérique s’impose, mais il y a cette impression d’une avancée à l’aveugle, on ne sait pas trop où l’on va, on le vit au fur et à mesure. Dans tous les cas, espérons que ce genre de problème serve de leçon à l’avenir. Et surtout a t’on le droit d’intervenir à distance, et de prendre des décisions sans informer les clients à l’avance?

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